Paralysie TDAH au travail : sortir du blocage et de la procrastination
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Paralysie TDAH au travail : sortir du blocage et de la procrastination

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Written by Content Team

Vous avez un e-mail à envoyer, un dossier urgent à traiter ou toute autre tâche, mais vous êtes dans l’impossibilité d’agir malgré votre volonté. Vous scrollez sur votre téléphone, vous faites du ménage sur votre bureau, vous discutez… et l’heure passe sans que vous parveniez à démarrer.

 

Ni paresse ni procrastination, cette situation familière chez certaines personnes est connue sous le nom de paralysie du TDAH. Il s’agit d’un blocage réel, fréquemment rencontré par les personnes qui souffrent d’un Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH). On se sent comme figé face à l’afflux d’informations ou d’émotions.

 

Découvrez, dans cet article, ce qu’est la paralysie des tâches, ses causes et des solutions, notamment le mouvement, pour redonner de l’élan au travail. 

 

Qu'est-ce que la paralysie TDAH et comment la repérer au travail ?

 

Surcharge cognitive paralysie tdah

 

La paralysie TDAH se manifeste chez une personne qui reste figée malgré sa volonté d’agir.

 

Ce blocage survient après une surcharge cognitive : trop d’informations à gérer, de décisions à prendre ou un surplus d’émotions. Le cortex préfrontal peine à trier et à prioriser les tâches. Le cerveau, ainsi saturé, bloque et empêche toute action.

 

Cet effet de paralysie n’est pas de la paresse. La paresse se définit par l’absence d’envie de fournir l’effort, peu importe les conséquences. Cette inaction engendre peu de stress.

 

Rien à voir non plus avec le manque de motivation qui correspond à un désengagement, un manque d’intérêt face à une mission et de l’indifférence quant aux répercussions.

 

Il s’agit d’un blocage cognitif, indépendant de la volonté, qui occasionne beaucoup de stress et de culpabilité. TDAH et procrastination sont également souvent confondus. Or, la procrastination est un choix conscient de repousser l’action.

 

Lorsqu’on est bloqué par le TDAH, on peut donner l’impression d’être en burn-out. Il n’en est rien, puisque le burn-out correspond à un épuisement professionnel, souvent lié à une surcharge de travail ou à un environnement néfaste.

 

Les personnes avec TDAH souffrent d’un déséquilibre des fonctions exécutives

 

Il a été scientifiquement démontré qu’un déséquilibre des circuits dopaminergiques perturbe le contrôle de l’impulsivité, le maintien de l’attention, l’autorégulation et l’apprentissage par récompense. C’est pourquoi les tâches longues ou abstraites sont difficiles à réaliser.

 

Les signes cliniques : l'effet "écran noir"

 

paralysie tdah

 

Un salarié, un entrepreneur ou un étudiant peut se retrouver dans l’incapacité de commencer un travail, avoir la sensation de rester figé, avec pour conséquence, l’accumulation de tâches simples.

 

Voici quelques exemples des symptômes fréquents de la paralysie TDAH :

 

  • Passer d’une tâche à l’autre sans en finir aucune
  • Porter attention à des détails insignifiants et perdre de vue l’essentiel :hyperfocus sur une tâche secondaire
  • Vérifier ses e-mails compulsivement ou scroller son téléphone
  • Fatigue mentale intense, liée à un grand effort de concentration
  • Regarder l’écran sans agir, d’où l’expression « paralysie TDAH »

 

Paralysie vs Procrastination : la grande différence

 

Paralysie contre procrastination

 

La procrastination et la paralysie TDAH sont parfois confondues. Pourtant, il existe de nombreuses différences. Alors que la procrastination est le résultat d’un choix conscient d’évitement, la paralysie découle d’un déficit neurologique chez le sujet TDAH.

 

 

Paralysie TDAH

Procrastination classique

Motivation

Volonté d’agir, mais incapacité temporaire

Préfère reporter

État émotionnel

Stress important, culpabilité, frustration

Stress limité, soulagement temporaire

Cause principale

Blocage cognitif

Choix conscient d’évitement

 

Il a été cliniquement prouvé que la procrastination chez les personnes avec TDAH est davantage la conséquence d’un problème de régulation cognitive que d’un manque de motivation.

 

L'impact psychologique de la paralysie au quotidien

 

Impact psychologique de la paralysie au quotidien

 

La paralysie TDAH n’est pas sans impact psychologique, bien au contraire, elle provoque de l’anxiété et une forte culpabilité.

 

Pour fuir les sentiments négatifs, le cerveau va dévier vers une autre tâche qui apporte une gratification immédiate, comme scroller sur son téléphone ou faire du rangement compulsif…

 

Le cycle de la honte et de la culpabilité

 

Cette sensation de blocage qui empêche d’agir immédiatement conduit souvent à une forte honte et à beaucoup de culpabilité. On a alors l’impression d’être incompétent, d’autant plus si les critiques de l’entourage prennent cette paralysie pour de la paresse ou de la négligence.

 

L'épuisement mental et la baisse d'estime de soi

 

Le blocage cognitif crée de l’anxiété, qui finit par entraîner une fatigue mentale chronique. À force, l’estime de soi est également mise à mal, car malgré la volonté, le passage à l’action demeure impossible.

 

La boucle neuro-émotionnelle

 

La personne souffrant d’un blocage TDAH peut entrer dans un cercle vicieux infernal, où plus la culpabilité augmente, plus l’anxiété monte et plus la paralysie se renforce.

 

Pourquoi le cerveau TDAH se fige-t-il face aux tâches ?

 

Fonctions exécutives : pourquoi les tâches importantes bloquent-elles le plus ?

 

Les personnes avec TDAH souffrent d’un trouble exécutif. Face à l’urgence, à la complexité d’une tâche ou lors d’un surplus d’informations, d’options ou d’émotions, l’effet « embouteillage » sature la mémoire de travail et la capacité de planification.

 

Même si le cerveau sait qu’il doit agir, la peur de mal faire et le blocage qu’elle entraîne empêchent d’enclencher le premier mouvement.

 

Dopamine et adrénaline : l'illusion de la performance sous pression

 

Outre le déficit des fonctions exécutives, les personnes présentant un TDAH souffrent également d’un déséquilibre du circuit de la récompense.

 

D’après plusieurs sources scientifiques, les personnes avec TDAH possèdent des taux de dopamine et d’adrénaline inférieurs à la moyenne. Selon les recherches, une tâche longue, abstraite et sans gratification immédiate n’active pas suffisamment les circuits dopaminergiques, ce qui explique les difficultés à démarrer une tâche peu stimulante. 

 

Paralysie et hyperfocus : les deux faces d'un même mécanisme

 

tdah et hyperfocus

 

Un problème de régulation attentionnelle (et non de déficit)

 

La paralysie TDAH et l’hyperfocus sont liés à un seul et même problème de régulation de l’attention.

 

Selon une publication scientifique récente (2024), ce sont les difficultés à générer et à maintenir l’énergie mentale sur une tâche qui expliquent l’effet de paralysie des tâches et d’hyperfocus.

 

Un adulte avec TDAH peut très bien passer 2 heures hyperconcentré sur une mise en page mineure (procrastination active), quand un travail prioritaire est relégué au second plan. Ce constat témoigne du manque de flexibilité du cerveau TDAH.

 

L'hyperfocus comme forme de procrastination et d'évitement

 

La procrastination active est une forme d’évitement courante chez les personnes TDAH. Leur besoin de récompense immédiate favorise l’exécution de tâches confortables et stimulantes, comme ranger son bureau, trier ses mails, mettre à jour son agenda, travailler une mise en page…

 

Cette fuite donne l’illusion de rester actif, tout en évitant la tâche prioritaire, trop anxiogène.

 

Comment repérer et casser un hyperfocus contre-productif ?

 

La checklist pour identifier l'évitement

 

L’hyperfocus contre-productif doit être identifié, car il peut devenir toxique. Voici une checklist qui aide à repérer l’évitement :

  • Perte de notion du temps

Tandis qu’un hyperfocus productif dure entre 2 h et 4 h et permet d’atteindre ses objectifs, la surconcentration toxique peut durer entre 8 h et 12 h et s’avère généralement bien moins efficace.

  • Oublie des besoins physiologiques fondamentaux

Absorbée par son activité, la personne oublie parfois de manger, de boire, de se laver, de prendre des pauses et même de dormir. Cette déconnexion sonne l’alerte.

  • Focalisation excessive sur des détails mineurs

Peaufiner une mise en page, faire des recherches inutiles sur Internet, réorganiser son bureau, le tout durant des heures, font perdre beaucoup de temps. Cette procrastination active donne l’impression d’être productif, mais elle dissimule en fait un évitement.

  • Retard sur les vraies priorités

Le temps passé à se focaliser sur des tâches mineures entraîne un retard sur les missions prioritaires.

Se reconnecter à son corps pour en sortir

 

Lorsque le cerveau tourne dans le vide et que les tâches s’accumulent, c’est qu’il est temps de mettre en place une nouvelle stratégie pour passer à l’action.

 

Utiliser son corps plutôt que son mental peut devenir la solution afin de signaler à son cerveau sur quoi se concentrer.

 

Une étude menée en 2025 sur des enfants TDAH démontre que les stimulations vestibulaires et proprioceptives améliorent l’attention, l’autorégulation et les capacités exécutives.

 

Qu’est-ce qui déclenche la paralysie TDAH dans l'environnement professionnel ?

 

Les pièges de l'open-space

 

Pièges open-space tdah

 

L’environnement de travail peut aggraver la paralysie due au TDAH. C’est le cas des open-spaces, loin d’être le cadre idéal pour les personnes neurodivergentes.

 

Surcharge sensorielle et distractions constantes

 

Le bruit, les stimuli visuels, les interruptions constantes présentent bien trop de distractions pour une personne qui peine à rester concentrée, augmentant ainsi le coût cognitif du travail

 

Une expérimentation a démontré que des aménagements adaptés aux salariés avec TDAH, adoptant des horaires flexibles, le contrôle du bruit et le travail hybride, améliorent significativement leur productivité et réduisent leur stress. 

 

Le coût cognitif du "Masking"

 

En open-space, les employés TDAH recourent souvent à la stratégie du masking afin de prétendre qu’ils sont concentrés, organisés et attentifs. Ils se retiennent ainsi de bouger régulièrement.

 

Contrôler leur comportement et dissimuler leurs difficultés leur permettent de conserver une image sociale convenable, répondant aux exigences professionnelles.

 

Mais ce camouflage use une partie de l’énergie mentale qui aurait dû être utilisée pour le travail à accomplir.

 

Les défis du télétravail

 

défis télétravail tdah

 

Le télétravail peut accentuer certaines difficultés que rencontrent les actifs présentant un TDAH, notamment en termes d’autorégulation.

 

La cécité temporelle (Time Blindness)

 

En télétravail, il peut être difficile d’estimer la durée d’une tâche ou de se rendre compte des heures qui défilent lorsqu’on présente un trouble de l’attention. C’est ce qu’on appelle la cécité temporelle. L’absence de repère à domicile peut amplifier cette difficulté de notion et de gestion du temps.

 

Le manque de structure et le sentiment d'isolement

 

Le manque de repères en télétravail nécessite une autorégulation permanente pour rester concentré, s’organiser, hiérarchiser les tâches et planifier son travail quotidien. Or, ces fonctions exécutives sont souvent fragilisées chez les personnes présentant un TDAH.

 

L’isolement social du travail à domicile facilite les « décrochages », la procrastination et autres pertes de sens ou de motivation dans les missions.

 

Pourquoi le mouvement aide-t-il à sortir du blocage ?

 

Face à la paralysie du TDAH, bouger s’avère efficace pour activer le cerveau et encourager l’action. Il a été démontré scientifiquement que quelques mouvements suffisent pour déverrouiller le cerveau et améliorer les fonctions cognitives. 

 

Le principe de l'activation comportementale

 

Attendre que l’envie arrive lorsqu’un cerveau TDAH est bloqué peut s’avérer inutile. L’immobilité nourrit l’inertie mentale et aggrave la paralysie. Rester figé devant son écran ne fait alors qu’entretenir le blocage.

 

Le principe de l’activation comportementale consiste à agir pour donner l’élan. C’est l’action qui génère la motivation et non l’inverse.

 

Mouvement et neurotransmetteurs : le boost naturel

 

Mouvement et neurotransmetteurs : le boost naturel

 

Une étude démontre que le mouvement libère des neurotransmetteurs, essentiels pour trouver la motivation, fixer son attention et passer à l’action : 

 

  • La dopamine, aussi appelée « hormone du plaisir », joue un rôle fondamental dans les circuits de la récompense.
  • La noradrénaline participe au maintien de l’éveil, de la concentration et de la vigilance.
  • Et la sérotonine est efficace pour calmer le stress et l’anxiété liés à la paralysie TDAH.

 

La proprioception pour sortir de l'hyperfocus

 

Le mouvement aide à démarrer une tâche, mais il est tout aussi efficace pour stopper une activité.

 

Les personnes présentant un déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ont une tendance à l’hyperfocus, soit le fait de rester concentrées durant des heures sur une tâche captivante, quitte à oublier tout le reste. L’immobilité entretient cet enfermement cognitif.

 

Pour favoriser les changements de tâches, la proprioception s’avère bien utile. Elle correspond à la capacité du cerveau à percevoir son corps dans l’espace. De simples micromouvements, comme ajuster sa posture, basculer le bassin, bouger les jambes, se balancer, changer d’appui, permettent de se reconnecter à son corps pour signaler à son cerveau qu’il est temps de passer à autre chose et de sortir de l’hyperfocus.

 

Des études cliniques ont prouvé que le mouvement offre une meilleure flexibilité attentionnelle aux personnes avec TDAH. 

 

Comment créer un environnement de travail qui limite la paralysie TDAH ?

 

Structurer l'environnement et désencombrer le bureau

 

Structurer l'environnement et désencombrer le bureau paralysie tdah

 

Le cerveau TDAH peut vite saturer lors d’une surcharge d’informations. Pour éviter la paralysie des tâches, il est nécessaire de réduire la friction visuelle. Autrement, un espace de travail encombré est une source de distractions.

 

Il va donc falloir organiser son espace de travail en conséquence : 

 

  • Trier pour ne conserver que l’essentiel à portée de main
  • Classer et ranger chaque chose de manière fonctionnelle
  • Utiliser des supports visuels comme repères

 

Organiser le travail

 

Un trop grand nombre d’informations et d’options peut entraîner une paralysie des tâches. Souffrir d’un TDAH au travail relève d’un véritable défi. Voici quelques astuces pour améliorer son organisation et favoriser le passage à l’action :

 

Réduire les choix 

 

Au bureau, faites une liste de tâches à faire (2 ou 3 maximum). Cette clarification encourage le démarrage.

 

Définir les priorités

 

Quelles missions sont les plus urgentes ? Classez-les par ordre de priorité à l’aide d’un tableau ou d’un outil numérique.

 

Utiliser des outils organisationnels 

 

Faites une to-do list pour définir les différentes étapes d’une mission ou pour noter les tâches en cours… Ainsi, plus besoin de tout retenir pour réduire la charge mentale.

 

Les outils numériques, tels que Trello, Todoist, Sunsama ou Goblin Tools, simplifient l’organisation du travail. Ils permettent notamment de décomposer et de planifier les tâches, ce qui apporte une aide précieuse aux personnes TDAH, notamment en termes de gestion du temps et de planification.

 

Fractionner les tâches

 

Il est plus facile pour les cerveaux TDAH d’avancer étape par étape. Afin de déclencher l’action, il peut être efficace de fractionner les différentes actions à accomplir pour réaliser une mission.

 

 

Repenser le poste de travail contre l'immobilité et intégrer du mouvement

 

L’immobilité est l’ennemie du cerveau TDAH. Rester assis durant 8 heures en position statique lui demande beaucoup d’énergie. Cette lutte permanente contre le besoin de bouger entraîne de la fatigue, une baisse de vigilance et de l’anxiété.

 

Intégrer mouvement contre paralysie tdah

Pour maintenir un niveau d’attention optimal, une personne avec un TDAH a besoin de bouger. Il a été démontré par la science que le mouvement favorise la concentration et stimule la cognition. 

 

Il doit être intégré tout au long de la journée, y compris pendant les phases de travail au bureau. Réfléchir en marchant, travailler debout, s’étirer régulièrement sont autant d’options qui aident à maintenir l’attention et à limiter la fatigue cognitive.

 

Aménagez l’espace de travail avec du mobilier actif pour favoriser la stimulation cognitive :

 

 

Le "Fidgeting" (gigotage) à l'échelle du corps

 

 

Le fidgeting peut être une solution à appliquer au bureau. Cela consiste à faire des micromouvements ultras discrets et souvent inconscients, comme se balancer, taper du pied ou manipuler un objet afin de s’autostimuler.

 

Loin d’être des signes d’impatience ou d’agitation, ces comportements aident, au contraire, à rester concentré.

 

L'Assise Active avec Bloon

 

 

Au lieu d’essayer de canaliser son hyperactivité motrice en restant assis en position statique, mieux vaut utiliser le mouvement comme levier pour améliorer la concentration.

 

L’assise dynamique avec un siège-ballon Bloon est particulièrement adaptée au TDAH. Ses micromouvements permanents et quasiment inconscients visent à maintenir son équilibre. 

 

Les micromouvements pour réguler l'attention

 

Faire des micromouvements constants pour ajuster sa posture libère l’esprit et évite que le cerveau se fatigue et se fige :

 

  • Rebondir doucement
  • Bouger les jambes
  • Basculer le bassin d’avant en arrière ou sur les côtés

 

Corrigeant la posture et engageant les muscles profonds, le siège ballon stimule la proprioception et le système vestibulaire. De cette manière, il contribue à maintenir le système nerveux en éveil et à améliorer les fonctions cognitives des personnes neurodivergentes.

 

Un design discret qui ne perturbe pas l'open-space

 

Le siège ballon Bloon a été conçu afin de s’intégrer harmonieusement à votre espace de travail. Qu’il s’agisse d’un bureau professionnel individuel, à domicile ou en open-space, le design épuré et moderne du Bloon s’accorde avec tous les styles.

 

7 techniques basées sur le mouvement pour vaincre la paralysie du TDAH au travail

 

Voici 7 bonnes pratiques à adopter au bureau pour lutter contre la paralysie des tâches par le mouvement :

 

1. La règle des 30 secondes d'activation

 

Remettre son corps en action lorsqu’on reste figé devant l’écran peut changer la donne. Se lever, marcher quelques pas et s’étirer suffisent à relancer la machine.

 

2. La technique du premier geste physique

 

Technique du premier geste paralysie tdah

 

Pour réduire l'écart entre l'intention et l'action, il est souvent efficace d'initier un premier mouvement concret. Qu’il s’agisse d’ouvrir un dossier, de toucher son clavier ou de sortir un cahier, ce geste active le corps vers l’objectif. 

 

Aucun effort mental complexe n'est requis à ce stade : il ne s'agit pas encore de travailler, mais simplement d'enclencher la dynamique de mise en action. 

 

3. Le Body Doubling en mouvement

 

Le « Body Doubling » consiste à travailler auprès d'un collègue (au bureau ou en visio) pour améliorer la concentration et l’engagement. La présence devient une sorte de booster qui aide à activer les fonctions exécutives du cerveau TDAH.

 

4. L'intégration de micro-pauses actives

 

La technique du Pomodoro ou l’utilisation d’un minuteur peut faciliter la gestion du temps. Entrecoupez chaque phase de travail, de 30 à 45 minutes, par des micro-pauses actives et régulières d’environ 5 minutes.

 

Cette structuration du temps et l’introduction du mouvement augmentent la concentration, réduisent la fatigue mentale et évitent le surmenage.

 

5. La réflexion en marchant (pacing)

 

Pacing, penser en marchant

 

N’avez-vous jamais eu des idées lumineuses pendant que vous marchiez ?

 

Beaucoup d’entre nous réfléchissent mieux en marchant. La technique du « pacing » est particulièrement efficace pour les personnes présentant un TDAH.

 

Faire quelques pas permet de mieux structurer ses pensées et de clarifier ses priorités.

 

Après cette phase de mouvement, il est aussi plus facile de passer à l’action. 

 

6. La routine matinale de réveil nerveux

 

Réveil nerveux paralysie tdah

 

Afin d’activer le cerveau progressivement, il peut être bénéfique de mettre en place une routine matinale. Par exemple, vous pouvez marcher, vous étirer et faire quelques exercices de mobilité avant de vous installer à votre bureau.

 

Ce rituel d’activation du corps contribue à donner l’élan pour lancer le travail cognitif. 

 

7. Adopter une posture dynamique continue

 

L’utilisation d’un mobilier actif, tel que le siège-ballon, le tapis de marche ou le bureau assis-debout, permet de rester en mouvement tout au long de la journée.

 

Conserver une posture dynamique et changer régulièrement de position offrent ainsi un excellent moyen aux personnes avec TDAH de canaliser leur agitation lors de tâches laborieuses.

 

Que faire lorsque le blocage devient chronique ?

 

La paralysie TDAH peut survenir occasionnellement. Lorsqu’elle devient chronique, elle impacte significativement la vie professionnelle et personnelle. Heureusement, des solutions existent pour déverrouiller le cerveau bloqué

Pratiquer l'auto-compassion et déculpabiliser

 

Les difficultés à commencer une tâche résultent d’un trouble neurodéveloppemental chez les personnes avec un TDAH. Il est donc important de clarifier le regard que l’on porte sur soi : ni paresseux ni désorganisé, mais présentant un fonctionnement cérébral particulier.

 

L’auto-compassion et la déculpabilisation sont donc des étapes nécessaires pour lutter contre le blocage. 

 

Solliciter un accompagnement professionnel

 

À partir du moment où les paralysies TDAH deviennent récurrentes et impactent votre vie quotidienne, il est recommandé de consulter un professionnel

 

Cette consultation peut être l’occasion d’établir un bilan TDAH qui permettra ensuite une prise en charge adaptée. Un traitement médicamenteux peut être associé à un accompagnement professionnel afin d’aider à réduire les symptômes.

 

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) travaillent notamment sur la gestion des émotions (stress, anxiété…), l’autorégulation, le sens de l’organisation et les comportements d’évitement.

 

Le coaching TDAH et l'aménagement de poste (RQTH)

 

Le coaching spécialisé TDAH est un complément du suivi médical. Il permet de mettre en place des routines adaptées et donne des astuces pour limiter le blocage afin de :

 

  • Mieux gérer son temps
  • Organiser son travail
  • Définir les priorités
  • Structurer les tâches

 

En parallèle, un aménagement de poste, soit une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), peut être appliqué pour les personnes dont le trouble limite leurs capacités professionnelles.

 

FAQ SEO

 

La paralysie TDAH est-elle de la procrastination ?

 

Non, la paralysie TDAH est un blocage lié à un trouble neurodéveloppemental, qui impacte les fonctions exécutives (planification, organisation, attention…). La personne reste figée malgré son envie d’agir, contrairement à la procrastination qui est un choix délibéré de reporter la tâche.

 

Pourquoi je reste bloqué sur une tâche simple ?

 

Une tâche simple peut paraître difficile à accomplir pour une personne TDAH si elle est abstraite ou si elle cause du stress. Les troubles des fonctions exécutives génèrent ces difficultés à initier l’action en cas de manque de stimulation.

 

Comment sortir rapidement d'une paralysie liée au TDAH ?

 

Le mouvement est bénéfique au déblocage du cerveau « figé ». Marcher, se lever, toucher le clavier, sortir un cahier… génèrent la motivation. Il s’agit, par ce premier geste, de réduire l’écart entre l’intention et l’action.

 

Le sport aide-t-il à gérer le TDAH ?

 

Oui, le sport a un effet bénéfique sur le TDAH, car il aide à réguler les émotions, améliore l’attention et stimule les fonctions exécutives.

 

Quel est le lien entre la dopamine et la paralysie TDAH ?

 

Les personnes avec TDAH présentent un déséquilibre des circuits dopaminergiques. Or, la dopamine est essentielle à la motivation et à l’attention. Ceci explique qu’une tâche peu stimulante ou avec une récompense différée soit difficile à exécuter.

 

Comment aider un collègue ou un proche concerné ?

 

La compassion envers les personnes TDAH est essentielle. Évitez de les culpabiliser et proposez-leur un cadre de travail stimulant et bienveillant. Les aider dans leur organisation et leur planification des tâches peut vraiment les soulager. 

 

Conclusion

 

La paralysie TDAH n’est liée ni à un manque de motivation ni à un défaut de caractère. Ce blocage est causé par un fonctionnement particulier du cerveau.

 

Des solutions existent pour limiter cet effet de paralysie. Le mouvement, notamment, permet de stimuler la motivation et d’améliorer l’autorégulation et la concentration.

 

Aménager le poste de travail en conséquence pour intégrer les micromouvements dans le quotidien contribue à maintenir le cerveau en éveil et à renforcer les fonctions cognitives d’une personne présentant un trouble de l’attention.