TDAH et sport : quelle activité pour canaliser son énergie ?
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TDAH et sport : comment mieux gérer les symptômes ?

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Écrit par Content Team

Le cerveau TDAH se comporte comme un moteur puissant aux freins défectueux !

 

Le sport permet de libérer et de canaliser le surplus d'énergie, offrant aux personnes atteintes d'un TDAH, enfants comme adultes, de nombreux avantages tant sur le plan physique que psychique et cognitif.

 

Avoir un TDAH présente des défis pour la pratique sportive, mais certains symptômes de ce trouble favorisent le dépassement de soi. D'ailleurs, de nombreux athlètes, par exemple Michael Phelps ou Simone Biles, en souffrent.

 

Retrouvez dans cet article les bienfaits de l'activité physique pour le TDAH, les sports à privilégier, ainsi que nos recommandations pour une pratique sûre et bénéfique.

 

Pourquoi le sport est-il bénéfique pour le TDAH ?

 

De plus en plus de recherches scientifiques s'intéressent à la neuroscience du mouvement. Elles concluent que l'activité physique a un impact positif sur le cerveau, puisqu'elle renforce l'attention et régule l'humeur. De manière générale, elle a tendance à atténuer les symptômes du TDAH.

 

Dopamine, noradrénaline : que se passe-t-il dans votre cerveau ?

 

Sport et TDAH : stimulation de dopamine et d'autres neurotransmetteurs

 

Les personnes TDAH manquent de dopamine (plaisir, récompense et motivation) et de noradrénaline (attention et vigilance) dans le cerveau, ce qui perturbe l'attention et les fonctions exécutives.

 

Or, l'exercice physique augmente temporairement la disponibilité de ces neurotransmetteurs. Elle agit donc comme un stimulant naturel.

 

Tandis que la dopamine favorise la motivation et la sensation de plaisir, la noradrénaline soutient la mémoire de travail et le contrôle inhibiteur, essentiel pour réduire l'impulsivité.

 

Stimuler l'attention et les fonctions exécutives

 

Les patients TDAH rencontrent souvent des difficultés avec les fonctions exécutives, pourtant indispensables à la mémoire, à l'attention et à la gestion du temps.

 

Faire du sport augmente le flux sanguin cérébral, apportant davantage d'oxygène et de nutriments au cerveau, tout en stimulant la neuroplasticité via le BDNF (ou facteur neurotrophique), une protéine impliquée dans la survie des neurones existants, leur croissance et l'activité synaptique.

 

Ratey, auteur de Spark : The Revolutionary New Science of Exercise and the Brain explique que : « l'exercice physique active le système de l'attention, ce qu'on appelle les fonctions exécutives : la séquence, la mémoire de travail, la hiérarchisation des priorités, l'inhibition et le maintien de l'attention ».

 

Plusieurs scientifiques s'entendent sur le fait que l'activité physique régulière permet de développer des capacités exécutives supérieures en stimulant le cortex préfrontal. Elle permet d'améliorer la mémoire de travail et la capacité à s'organiser. Il devient plus facile de se concentrer sur une tâche après l'effort.

 

Les bénéfices sont visibles dès une séance de sport :

 

  • attention soutenue
  • inhibition
  • mémoire de travail
  • flexibilité cognitive

 

Évacuer l'énergie et mieux gérer l'impulsivité et l'hyperactivité

 

Évacuer l'énergie et mieux gérer l'impulsivité et l'hyperactivité

 

L'activité physique, notamment les sports à mouvements répétitifs tels que la natation et la course, permet d'évacuer le trop-plein d'énergie et le stress. Elle est particulièrement recommandée aux personnes souffrant d'un trouble de l'attention et de l'hyperactivité ayant besoin de "se décharger" physiquement (hyperactivité motrice). Le sport réduit ainsi l'agitation et l'impulsivité de façon mesurable.

 

Les arts martiaux, quant à eux, apprennent l'autorégulation par la ritualisation (saluts, passages de grades).

 

Réguler les émotions et canaliser le flux de pensées

 

Le sport offre un moyen d'exprimer la dysrégulation émotionnelle du TDAH, comme l'irritabilité, les difficultés à revenir au calme, la frustration et la sensibilité au rejet. Cette dernière peut même participer à la réussite sportive.

 

De manière générale, l'activité physique favorise la régulation de l'humeur et le bien-être, en stimulant notamment la production d'endorphines (apaisement), de dopamine, de noradrénaline et de sérotonine dans le cerveau.

 

Des activités douces, telles que le yoga ou les autres disciplines corps-esprit, aident à réguler les émotions grâce aux techniques de respiration contrôlée et de conscience corporelle. Elles favorisent également la détente, agissant positivement contre le stress et l'anxiété.

 

Activités sportives douces : contre stress et anxiété du TDAH

 

L'effort se transforme ainsi en une réelle soupape physiologique au TDAH souvent associé à l'anxiété et à la dépression en comorbidité. En brûlant l'excès de cortisol, le sport diminue drastiquement le stress. À ce titre, une étude menée par l'université de Géorgie montre que 20 minutes de vélo quotidiennes à intensité modérée réduisent significativement les symptômes anxieux et la sévérité du TDAH chez des adultes.

 

Favoriser un sommeil plus réparateur

 

Endormissement difficile, pensées envahissantes ou sommeil fragmenté... environ 70 % des personnes TDAH rapportent au moins un trouble du sommeil.

 

Le sport régulier améliore l'endormissement et la qualité du sommeil. En effet, les troubles du sommeil et de l'attention partagent le même substrat neurobiologique. L'exercice agit donc sur les deux fronts simultanément en régulant le système dopaminergique.

 

Quels sports sont recommandés pour un enfant TDAH ?

 

Plusieurs études se sont penchées sur les meilleures pratiques sportives pour le TDAH.

 

Par exemple, cette méta-analyse publiée dans Frontiers in Public Health (2023) compare différents types d'exercice et identifie les plus adaptés pour stimuler les fonctions exécutives (arts martiaux, exercices perceptivo-moteurs).

 

L'enfant TDAH a besoin de motivation. Ne le forcez pas à pratiquer une activité qui lui déplaît. Le meilleur sport reste toujours celui que l'enfant a envie de pratiquer régulièrement.

 

Sports individuels : privilégier les activités répétitives pour apaiser l'hyperactivité et l'impulsivité

 

Préférez les activités individuelles à habiletés fermées qui offrent une structure répétitive. Elles stimulent la mémoire de travail et la concentration, le tout dans un environnement apaisant et prévisible.

 

Les arts martiaux, tels que le judo et le karaté, font l'objet de rituels stricts et de beaucoup de discipline. Ils favorisent la maîtrise de soi.

 

karate-tdah-enfant

 

La natation offre à la fois un rythme répétitif et une sensation apaisante grâce à l'eau. De cette manière, l'enfant TDAH brûle son surplus d'énergie sans surcharge sensorielle. Diagnostiqué d'un TDAH à 9 ans, Michael Phelps en est l'exemple parfait.

 

Enfin, l'athlétisme,avec ses répétitions précises, motive les enfants à améliorer leur temps personnel, sans pression de groupe ou esprit de compétition.

 

Retrouvez notre article complet sur comment calmer un enfant hyperactif.

 

Sports collectifs : faire travailler sa souplesse mentale, l'attention et la prise de décision

 

TDAH enfant et sport collectif

 

Au contraire, les sports collectifs, à habiletés ouvertes, tels que le football ou le basketball, se pratiquent dans des environnements imprévisibles et dynamiques.

 

Ils sont à privilégier pour améliorer leur contrôle inhibiteur, ce qui est essentiel pour les enfants ayant du mal à réguler leur impulsivité.

 

En les plaçant dans des situations dans lesquelles ils doivent anticiper et ajuster en permanence leur comportement, ils développent une meilleure maîtrise de leurs actions et de leurs fonctions exécutives.

 

Attention cependant aux environnements trop compétitifs ou aux coachs trop exigeants qui découragent (difficultés relationnelles, tolérance à la frustration).

 

Voici quelques exemples de sports collectifs intéressants pour l'enfant TDAH :

 

Sport collectif

Capacités développées

Football

Lecture du jeu

Prise de décision rapide

Basketball

Attention partagée

Réactivité

Handball

Anticipation

Adaptation permanente

Rugby

Engagement physique

Cohésion sociale



Sport et TDAH chez l'adulte : choisir son activité en fonction de l'effet recherché

 

Les adultes TDAH s'ennuient vite, c'est pourquoi ils ont besoin d'un sport qui leur permet à la fois de se défouler et de se recentrer afin d'améliorer leur contrôle inhibiteur.

 

Sports de haute intensité (HIIT) : doper le plaisir et brûler l'excès d'énergie

 

Sport haute intensité et tdah adulte

 

Des séances courtes mais explosives de Crossfit ou de boxe provoquent un pic massif de dopamine et d'adrénaline, balayant l'agitation mentale et offrant une sensation de maîtrise et de puissance.

 

De manière générale, le cerveau TDAH apprécie les activités :

 

  • intenses
  • variées
  • stimulantes

 

Les activités à haute intensité sont particulièrement efficaces pour améliorer les fonctions exécutives.

 

Sports d'endurance : la régularité du mouvement pour apaiser l'esprit

 

Sport d'endurance te TDAH adulte

 

Le rythme répétitif et le mouvement régulier des sports d'endurance ont un effet méditatif (le fameux runner's high). Ils reposent le cortex préfrontal, aident à structurer les pensées de manière linéaire et à apaiser le flux mental incessant.

 

Par exemple, le cyclisme offre un sentiment de liberté, malgré un rythme continu et l'absence de distraction. Le vélo de montagne ou en forêt se pratique sur des surfaces irrégulières qui nécessitent une concentration constante.

 

La course à pied présente également de nombreux bienfaits sur le plan mental. Elle permet de décharger immédiatement l'excès d'énergie.

 

Activités de précision : améliorer la concentration

 

Escalade : les activités de précision pour le TDAH adulte

 

Les activités de précision, telles que les arts martiaux, l'escrime, l'escalade ou le tennis, sollicitent l'attention sélective et la prise de décision rapide.

 

Exigeant une concentration totale, une planification motrice et de la coordination à chaque mouvement, l'escalade favorise les fonctions exécutives de façon ludique et engageante.

 

Elle oblige le cerveau à être ancré à 100 % dans l'instant présent pour ne pas tomber et résoudre les problèmes en temps réel.

 

Disciplines douces alliant le corps et l'esprit

 

Les personnes atteintes de TDAH oublient parfois leurs besoins corporels. Les sports qui favorisent la connexion du corps et de l'esprit comme le yoga, le Pilates ou le taekwondo sont donc recommandés.

 

Bien que moins efficaces que l'exercice aérobique sur les symptômes du TDAH, ces activités douces sont complémentaires. Elles facilitent la régulation des émotions et améliorent la conscience corporelle. La respiration contrôlée calme le système nerveux sympathique (celui de l'alerte).

 

Les adultes TDAH en proie à l'anxiété, à la surcharge mentale et émotionnelle ont tout intérêt à pratiquer régulièrement ce type d'activité.

 

Une méta-analyse de 2020 portant sur 14 études menées auprès de 834 adultes met en évidence que la pleine conscience est de plus en plus utilisée chez les adultes TDAH.

 

L'activité physique peut-elle devenir une alternative ou un complément médicamenteux ?

 

Piste thérapeutique prometteuse pour les enfants comme pour les adultes, l'activité physique constitue aujourd'hui l'une des interventions non médicamenteuses les mieux documentées.

 

Elle est particulièrement recommandée à ceux qui ne répondent pas à la médication ou n'en supportent pas les effets secondaires.

 

Généralement insuffisante pour guérir le trouble neurologique en lui-même, elle ne remplace pas les traitements prescrits. Elle doit donc être envisagée comme complément aux médicaments pour atténuer les symptômes.

 

En complément ou seule, cette option thérapeutique est peu coûteuse et accessible, raison pour laquelle elle devrait toujours être considérée en première intention.

 

Pour remplacer, retarder ou limiter le recours aux médicaments, l'activité physique doit être régulière. Une pratique discontinue favorise le retour rapide des symptômes, notamment des troubles cognitifs et comportementaux.

 

En somme, s'il est fort probable que le sport et le fait de bouger en général jouent un rôle à la fois direct et indirect sur les systèmes catécholaminergiques, qui influencent la physiopathologie du TDAH, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour valider les faits, ainsi que pour affiner le choix de l'exercice, la durée, la fréquence et l'intensité.

 

Dans tous les cas, elle doit s'inscrire dans une hygiène de vie saine, alliant sommeil de qualité et alimentation équilibrée.

 

« Pour une très petite poignée de personnes atteintes d'un trouble déficitaire de l'attention, cela peut en fait remplacer les stimulants, mais pour la plupart, c'est un complément - quelque chose qu'elles devraient absolument faire, en plus de prendre des médicaments, pour aider à améliorer l'attention et l'humeur. »

Dr John Ratey, professeur clinique associé de psychiatrie à la Harvard Medical School

 

Le TDAH peut-il affecter les performances sportives ?

 

Oui, et contrairement à ce que l'on pense, le TDAH peut influencer aussi bien négativement que positivement vos performances sportives.

 

Les avantages du TDAH dans le sport

 

Symptôme TDAH

Atout sportif

Hyperfocus

Concentration intense, primordiale pendant la compétition

Hyperactivité et impulsivité motrice

Endurance

Vitesse de réaction et d'action

Réserve d'énergie inépuisable

Recherche de stimulation

Endurance à l'effort

Goût du challenge et de la prise de risque

Audace sur le terrain

Sensibilité émotionnelle

Grandes motivation et implication



Plusieurs traits du TDAH peuvent se transformer en réels atouts pour la pratique sportive comme l'hyperfocus, l'impulsivité, la recherche de stimulation et la tolérance aux environnements stimulants.

 

C'est pourquoi les personnes atteintes de TDAH s'illustrent notamment dans les sports où les stimuli changent rapidement, tels que :

 

  • La boxe
  • Le basketball
  • Le football
  • Ou le tennis

 

Les défis et la gestion des symptômes du TDAH sur le terrain

 

Les défis et la gestion des symptômes du TDAH en sport

 

Cependant, la gestion des symptômes du TDAH peut présenter un vrai défi sur le terrain.

 

Il peut être compliqué de rester concentré sur la durée, favorisant les erreurs d'inattention ou les oublis tactiques pendant une compétition ou les entraînements longs. Les consignes complexes sont également difficiles à assimiler pour un enfant ou un adulte TDAH.

 

L'impulsivité n'est pas toujours compatible avec la pratique d'un sport collectif. De plus, elle peut entraîner des erreurs tactiques, en poussant à agir plus rapidement que l'on ne pense.

 

Les sujets TDAH ont généralement une mauvaise tolérance à la frustration, par exemple en cas d'erreur ou de défaite. Ils peuvent rapidement se sentir découragés et se laisser submerger par la colère, complexifiant les relations en équipe.

 

Pourquoi les athlètes de haut niveau sont surreprésentés parmi les TDAH ?

 

Cette étude coréenne souligne la prévalence du TDAH parmi les athlètes de haut niveau. Le sport de haut niveau offre tout ce dont a besoin le cerveau TDAH : de la structure, une routine stricte et la sécrétion de dopamine.

 

D'ailleurs, certains des plus grands sportifs souffrent de TDAH. C'est le cas du nageur Michael Phelps, de la gymnaste Simone Biles ou du champion de boxe poids lourd Tyson Fury, récompensés respectivement par 23 médailles d'or, 7 médailles olympiques et 2 titres mondiaux.

 

L'hyperfocus : concentration totale dans l'instant décisif

 

Malgré un déficit de l'attention, les personnes TDAH peuvent faire preuve d'une concentration intense lorsqu'elles sont stimulées ou passionnées. Sous la pression de l'urgence, le cerveau TDAH excelle. C'est ce qu'on appelle l'hyperfocus.

 

Dans ce contexte, elles ont la capacité à occulter la foule, le bruit et le stress pour se concentrer uniquement sur l'objectif pendant le momentum. Michael Phelps décrit d'ailleurs la natation comme le seul espace où tout devenait silencieux.

 

La recherche de stimulation : un atout naturel pour l'effort de haute intensité

 

La recherche de stimulation : un atout naturel pour l'effort de haute intensité

 

Le sport de haut niveau fournit trois éléments recherchés par les personnes TDAH, à savoir l'intensité, la nouveauté et les récompenses fréquentes. En effet, constamment à la recherche de stimulation, elles affrontent les entraînements extrêmes avec plaisir et profitent d'un pic émotionnel lors des compétitions.

 

La tolérance à l'effort et l'impulsivité canalisée

 

Une fois canalisée, l'impulsivité se transforme en réactivité instantanée, un atout certain pour les gardiens de but, les sprinters ou ceux pratiquant des sports de combat.

 

La recherche constante de nouveauté, de défi et de mouvement agit, elle, comme un moteur d'endurance et de persévérance.

 

La dysrégulation émotionnelle au service de la motivation

 

L'intensité émotionnelle alimente la motivation, poussant alors à se dépasser.

 

Cependant, la dysrégulation des émotions ne sert pas toujours les athlètes TDAH qui peuvent être submergés en cas de défaite, menant parfois à l'abandon.

 

Bouger pour canaliser le TDAH : quelles recommandations ?

 

Canaliser le TDAH par le mouvement et le sport requiert quelques bonnes pratiques.

 

Choisir le bon sport

 

Si certaines activités, comme mentionnées un peu plus haut, sont à privilégier, il reste primordial d'opter pour un sport qui vous plaît et vous motive.

 

Favorisez des activités avec une progression visible pour maintenir la motivation et l'engagement. Les sports à feedback immédiat sont particulièrement pertinents, car la récompense rapide stimule le système dopaminergique, en berne chez les personnes TDAH. C'est pourquoi la natation, l'athlétisme et les arts martiaux ont souvent la cote.

 

Combien de temps doit durer une séance ?

 

La durée idéale d'une séance de sport TDAH est de 30 à 45 minutes afin d'éviter l'installation de la fatigue cognitive.

 

Les effets sur la cognition se font ressentir après environ 15 minutes de pratique sportive et durent environ 1 h d'après les études.

 

Combien de fois par semaine faire du sport ?

 

Bien que les bénéfices de l'activité physique apparaissent dès la première séance, la régularité est de mise. 4 à 5 séances courtes par semaine sont bien plus bénéfiques qu'une seule longue session le week-end.

 

Cette constance permet un apport régulier en dopamine tout au long de la semaine, car le cerveau TDAH ne "stocke" pas bien les bienfaits d'une seule grosse séance hebdomadaire.

 

Du jeune enfant à l'adulte : comment adapter le rythme en fonction de l'âge ?

 

Sport enfant tdah

 

Chez l'enfant TDAH, le sport doit passer par le jeu (30 min), tandis que l'adulte peut structurer ses séances sur des objectifs précis (45 min à 1 h). Là où les enfants ont besoin de s'amuser et d'un cadre ludique, les adultes TDAH, au contraire, sont à la recherche de challenges pour se dépasser et être stimulés, comme battre un record ou apprendre une nouvelle figure.

 

Conseils aux coachs sportifs entraînant des enfants et des adultes TDAH

 

Malgré le haut potentiel des TDAH pour le sport, il est important de leur offrir un environnement clément afin qu'ils puissent maximiser leurs performances. Ceci passe par exemple par :

 

  • L'instauration d'un cadre clair et constant : le cerveau TDAH a besoin de repères comme des règles stables et des rituels prévisibles.
  • La valorisation de l'effort plutôt que du résultat : les personnes TDAH ont besoin d'être récompensées. Le sport doit, ici, permettre de construire son estime de soi. Dans tous les cas, il faut éviter les discours culpabilisants. Une approche bienveillante favorise l'adhésion.
  • Une communication adaptée : privilégiez les consignes brèves, concrètes et visuelles.

 

FAQ : Comment l'activité physique aide à mieux gérer les symptômes du TDAH ?

 

Quel est le meilleur sport pour un TDAH ?

 

Si les arts martiaux, la natation et l'escalade donnent les meilleurs résultats cliniques, le choix du sport doit avant tout reposer sur les goûts de celui qui le pratique.

 

Qu'est-ce qui aggrave le TDAH ?

 

La sédentarité extrême, le manque de sommeil, l'excès d'écrans et l'absence de routine ont tendance à aggraver le TDAH.

 

Le sport aide-t-il les adultes TDAH autant que les enfants ?

 

Oui, le sport permet d'atténuer les symptômes du TDAH aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. L'impact neurologique (libération de dopamine) est le même à tout âge.

 

Le TDAH a-t-il un impact sur le sport ?

 

Oui, certains traits du TDAH peuvent se transformer en force lors de la pratique sportive, même si ce trouble demande un effort supplémentaire pour la rigueur tactique et la gestion de la frustration.

 

Quels sports sont déconseillés avec un TDAH ?

 

Aucun sport n'est réellement à proscrire en cas de TDAH. Cependant, les sports avec beaucoup de temps d'attente comme le golf, le baseball ou le tir à l'arc peuvent générer une forte frustration et un décrochage attentionnel par manque de stimulation.