Surpoids et obésité : le poids de la sédentarité
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Surpoids et obésité : le poids de la sédentarité

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Written by Content Team

La sédentarité ne se résume pas à une personne allongée sur un canapé toute la journée. Elle se glisse dans les trajets quotidiens ou dans les soirées passées à scroller sur le téléphone après une journée déjà passée à être assis devant un écran.

 

La sédentarité ne se contente pas de réduire vos dépenses en calories. Elle agit sur le ralentissement de votre métabolisme, votre sensibilité à l'insuline, votre équilibre hormonal et votre capacité à brûler les graisses.

 

L'objectif de cet article est de comprendre pourquoi nos modes de vie modernes favorisent la prise de poids et comment des ajustements concrets peuvent faire une vraie différence pour votre santé au quotidien.

 

Sédentarité : de quoi parle-t-on vraiment ?

 

Avant de comprendre pourquoi la sédentarité fait grossir, encore faut-il savoir ce qu'elle est vraiment. On confond souvent sédentarité et manque de sport, mais en réalité c'est un peu plus subtil que cela.

 

Qu'est-ce qu'un comportement sédentaire ?

 

La sédentarité se définit par le fait de rester dans une position statique prolongée, assise, allongée ou inclinée. Un comportement sédentaire est avéré lorsque la dépense énergétique est inférieure à celle du corps endormi.

 

D'après le Ministère de la Santé, la sédentarité correspond au temps passé en position assise ou allongée hors du temps de sommeil.

 

Concrètement, cela recouvre le travail sur ordinateur, les trajets en voiture ou en transports en commun, le visionnage de séries, ainsi que l'utilisation intensive d'un téléphone en position assise. En somme, nos modes de vie actuels sont de plus en plus sédentaires.

 

Comportement sédentaire

 

Différence entre sédentarité et inactivité physique

 

L'inactivité physique désigne le fait de ne pas atteindre les recommandations minimales de l'OMS en matière d'exercice, soit 150 minutes d'activité modérée par semaine pour un adulte.

 

La sédentarité, quant à elle, mesure le temps cumulé passé sans bouger, indépendamment de toute pratique sportive.

 

Par exemple, quelqu'un qui court 5 km chaque matin, mais reste assis 9 heures devant son bureau, est à la fois actif et sédentaire. C'est justement cette confusion entre sédentarité et inactivité physique qui explique pourquoi tant de personnes peinent à contrôler leur poids ou leur énergie.

 

La sédentarité est distincte et indépendante du niveau d'activité physique et a ses propres effets sur la santé.

 

Pourquoi la sédentarité favorise-t-elle la prise de poids ?

 

Impact de la sédentarité sur le poids

 

La prise de poids est toujours une question d'équilibre entre ce que l'on mange et ce que l'on dépense. Or, la sédentarité réduit la dépense énergétique quotidienne sans impacter l'appétit.

 

Une dépense énergétique quotidienne en chute libre

 

La sédentarité perturbe l'équilibre entre calories consommées et dépensées.

 

Travailler sur un écran, dans un bureau ou chez soi en télétravail, est de plus en plus répandu. Ces longues heures en position assise devant son ordinateur empêchent de perdre du poids au bureau, voire même contribuent à en prendre. Une personne assise toute la journée dépense en moyenne 200 à 300 calories de moins que quelqu'un qui bouge régulièrement (marche, changements de position, étirements).

 

Si l'on ne régule pas en conséquence la quantité de nourriture ingérée, la prise de poids liée à l'immobilité devient inévitable.

 

Cercle vicieux fatigue et manque de mouvement

 

La sédentarité entraîne une perte progressive de tonicité musculaire et augmente la sensation d'effort pour la moindre activité. Mal alimenté en énergie, le corps, faute d'utiliser correctement le glucose, génère une fatigue supplémentaire.

 

La baisse du débit sanguin liée à la position assise réduit l'oxygénation des tissus et du cerveau. En fin de journée, la somnolence et la baisse de concentration font donc leur apparition.

 

Une perte de motivation s'installe insidieusement. L'activité physique vous demande toujours plus d'efforts et vous entrez dans un cercle vicieux, duquel il est difficile de sortir.

 

Un métabolisme en berne

 

L'immobilité du quotidien ne se contente pas de réduire la dépense calorique, mais provoque aussi le ralentissement de votre métabolisme.

 

Une étude de l'institut pluridisciplinaire Hubert Curien, rapportée par le CNRS, est sans équivoque sur les changements de comportement du métabolisme en cas de posture assise prolongée. Cette étude montre que le corps d'une personne sédentaire réagit de la même façon que celui d'une personne obèse ou diabétique.

 

La sédentarité provoque une hyperlipidémie. D'un côté, le corps continue de produire des lipides à partir des apports alimentaires sans les consommer, de l'autre, l'inactivité musculaire inhibe l'enzyme responsable de leur élimination. Ces lipides en excès s'accumulent dans les tissus adipeux, les muscles, les os, le foie ou encore le pancréas.

 

La résistance aux effets de l'insuline est une autre réaction métabolique. Dans le cas de l'étude, une insulinorésistance est observée au bout de 3 jours de sédentarité seulement. Rester assis une heure de plus par jour augmente de 22 % le risque de diabète et de 30 % celui de devenir obèse.

 

Grignotages, écrans et comportements compensatoires

 

Sédentarité, écran et grignotages

 

Le temps passé devant les écrans est directement associé à des habitudes alimentaires moins saines. Si cela vous est déjà arrivé, vous avez dû remarquer que vous privilégiez des aliments ultra-transformés aux fruits et légumes.

 

Nos habitudes alimentaires sont directement influencées par la mobilité. Les écrans stimulent la sécrétion de dopamine par les systèmes de récompense du cerveau, créant ainsi une forme d'alimentation hédonique ou de « boredom eating ». Autrement dit, nous ne mangeons plus par besoin, mais par ennui et sans faim réelle.

 

La fatigue générée par l'immobilité favorise également une surconsommation de caféine pour tenir le rythme.

 

Sédentarité, surpoids et obésité : quels impacts sur la santé ?

 

Si le manque de mouvement se traduit physiquement par une prise de poids, le mal est bien plus profond, touchant la santé de vos tissus, de vos artères et de votre système immunitaire.

 

Stockage accru des graisses

 

Quand le corps ne dépense pas l'énergie disponible, il la stocke sous forme de graisse. Les glucides non utilisés par les muscles sont convertis en graisse qui circule dans le sang par le foie. Les lipides alimentaires, faute d'être dégradés par une enzyme musculaire rendue inactive par l'immobilité, se multiplient.

 

Sédentarité et prise de poids dans la ceinture abdominale

 

Cette graisse s'accumule dans la région abdominale et crée de la graisse viscérale, un tissu adipeux, logé autour des organes internes, tels que le foie, les intestins ou le pancréas. Elle est différente de celle qui se loge sous la peau et que l'on peut pincer.

 

Une accumulation de graisse viscérale supérieure à 130 cm² provoque une obésité viscérale. Ce type de graisse sécrète des hormones et des substances inflammatoires connues pour augmenter fortement le risque de maladies chroniques.

 

Risques métaboliques

 

Sédentarité et obésité : risque de diabète de type 2

 

Le diabète de type 2 est la conséquence la plus directe. L'obésité en multiplie le risque de développement de 80 à 85 %.

 

Il se peut qu'une hyperinsulinémie compensatoire se développe avant le diabète de type 2, car le pancréas surcompense en produisant toujours plus d'insuline pour maintenir une glycémie normale avant de s'épuiser.

 

Parmi toutes ces conséquences, le syndrome métabolique est le plus préoccupant, car il ne s'agit pas d'un trouble isolé, mais d'un tout. Ce syndrome ne découle pas d'un seul facteur.

 

Il regroupe simultanément plusieurs dérèglements : un tour de taille élevé, un taux de graisse trop élevé dans le sang, un mauvais taux de cholestérol, une tension artérielle trop haute et une glycémie élevée à jeun.

 

Les personnes en manque de mouvement quotidien développent ce syndrome beaucoup plus souvent que celles actives.

 

Conséquences cardiovasculaires et inflammatoires

 

L'obésité favorise la sécrétion des molécules inflammatoires appelées adipokines. Elles maintiennent l'organisme dans un état d'inflammation chronique. Bien que difficilement détectables, elles abîment progressivement les parois artérielles et peuvent créer de l'hypertension.

 

La fluidité et la pression sanguines sont réduites dans les membres inférieurs lorsque le corps est en position assise prolongée, impactant directement la santé vasculaire.

 

Dans un rapport de l'ANSES rapporté par le Ministère des Sports en février 2022, il est démontré que le risque de mortalité cardiovasculaire est plus élevé chez les personnes assises plus de 8 heures par jour.

 

Impact sur la posture, les douleurs et la mobilité

 

Sédentarité et surpoids : douleurs dorsales et TMS

 

Les effets de la sédentarité ne sont pas que métaboliques. La mécanique du corps est aussi impactée par nos habitudes sédentaires, d'autant plus en cas de surpoids.

 

La position assise maintenue pendant des heures raccourcit les fléchisseurs de hanche, comprime les disques intervertébraux et déséquilibre le bassin. Plus le poids est important, plus l'effet de compression l'est à son tour. Des douleurs lombaires chroniques peuvent ainsi apparaître. Il est conseillé de s'étirer le bas du dos pour apaiser les douleurs lombaires et améliorer la mobilité du bassin.

 

La musculature abdominale, qui agit comme stabilisateur du dos, s'affaiblit progressivement. Un maintien postural affaibli accentue la vulnérabilité aux blessures.

 

Vous connaissez forcément quelqu'un dans votre entourage qui s'est déjà plaint de ce genre de douleurs au dos ou aux hanches. Adopter une bonne posture au quotidien va limiter les douleurs aux hanches en position assise.

 

Pourquoi faire du sport ne suffit pas toujours à compenser la sédentarité ?

 

 

Contrairement à ce que l'on peut croire, faire du sport ne signifie pas forcément que l'on échappe à la sédentarité.

 

1 h de sport ne corrige pas 8 h d'immobilité

 

L'idée qu'une séance de sport suffit à compenser une journée d'immobilité est inexacte.

 

Rester assis pendant de longues heures déclenche une série de réactions métaboliques dans votre corps, indépendamment de ce que l'on fait avant ou après. La résistance à l'insuline, le stockage des graisses et le ralentissement de la digestion font partie de ces réactions. Ces manifestations ne s'interrompent pas parce qu'on a couru 45 minutes le matin ou après une journée de travail au bureau.

 

Pour la grande majorité des actifs qui passent 8 heures assis par jour, le volume d'activité physique nécessaire pour effacer ces effets dépasse largement ce qu'une seule séance quotidienne peut offrir.

 

L'importance des mouvements répartis dans la journée

 

Le corps a besoin de mouvements fréquents pour maintenir une glycémie stable, une bonne circulation sanguine et un métabolisme normal. Ce n'est pas l'intensité du mouvement qui compte le plus, mais sa régularité dans le temps.

 

De courtes et fréquentes interruptions du temps assis, voire même des étirements et des micro-mouvements continus en position assise, permettent de rester en forme et de lutter contre la sédentarité au bureau. C'est le principe du mouvement fractionné. Il vaut mieux bouger un peu tout au long de la journée que de fournir un plus gros effort pendant quelques minutes ou heures.

 

Ce changement est facile à intégrer au quotidien et les effets se feront rapidement ressentir.

 

Réduire les problèmes de surpoids liés à la sédentarité : solutions validées par la science

 

Pas besoin de courir un marathon ni de s'inscrire à la salle. Les ajustements les plus efficaces contre la prise de poids sont souvent à portée de main.

 

Bouger davantage sans "faire de sport"

 

Pour quelqu'un qui ne fait pas de sport, la bonne nouvelle est que les solutions efficaces ne passent pas forcément par des séances de sport intensives. Elles s'appuient aussi sur les mouvements du quotidien, malheureusement effacés par la vie moderne. Par exemple, vous pouvez utiliser un vélo plutôt que la voiture pour vos déplacements à proximité, préférer les escaliers à l'ascenseur et passer vos appels debout. Ces petits gestes constituent ce que les chercheurs appellent le N.E.A.T., c'est-à-dire la dépense énergétique liée aux activités non sportives. Cette solution est une réponse parfaite à la question de comment bouger plus sans faire de sport.

 

L'intérêt du N.E.A.T., c'est son effet cumulatif. Chaque petit geste compte peu, mais leur accumulation sur une journée, une semaine, un mois, représente une dépense énergétique régulière. Pour une personne inactive et sédentaire, c'est un moyen simple et efficace de prendre les choses en main.

 

Fractionner les périodes assises

 

Réduire le temps passé assis pour lutter contre le surpoids lié à la sédentarité

 

Ne pas rester assis plus de 30 à 60 minutes d'affilée sans se lever, même brièvement, est une habitude à prendre progressivement. Vous pouvez utiliser une alarme sur votre téléphone pour vous avertir si vous avez peur de ne pas y penser.

 

Ces pauses actives régulières n'ont pas besoin d'être longues pour être efficaces. Se lever 2 à 3 minutes suffit amplement. Marcher, s'étirer ou simplement changer de posture suffit à relancer la circulation du sang et à sortir le corps de son état statique.

 

Intégrer des micro-mouvements dans son quotidien

 

La réactivation musculaire et articulaire peut se faire par des micro-mouvements intégrés plusieurs fois par jour. L'objectif n'est pas la performance sportive, mais de contribuer à maintenir la mobilité et à réduire le déséquilibre énergétique.

 

Voici quelques exemples concrets à incorporer à votre routine :

 

  • Squats : 5 à 10 répétitions en se levant de sa chaise activent les cuisses, les fessiers et le bas du dos.
  • Étirements des fléchisseurs de la hanche : agissent contre le raccourcissement musculaire et les douleurs dans les hanches.
  • Rotations du cou et des épaules : soulagent les tensions cervicales accumulées devant un écran.
  • Marche active : quelques minutes à un rythme soutenu après manger permettent de réguler la glycémie post-repas.
  • Montées sur la pointe des pieds : stimulent la circulation sanguine dans les jambes.

 

Retrouvez notre article sur faire du sport discrètement au bureau.

 

Rendre son environnement moins sédentaire

 

Modifier son environnement pour qu'il favorise naturellement le mouvement est une bonne approche pour devenir moins sédentaire. Cela concerne autant le domicile que l'espace professionnel. Ranger les objets du quotidien de façon à se lever plus souvent revient à multiplier les petits déplacements.

 

Assise Active Bloon pour lutter contre le surpoids lié à la sédentarité

 

Dans cet environnement repensé, le choix du mobilier a son importance. Une assise ergonomique comme le siège ballon Bloon sollicite en continu les muscles du dos et du bassin pour maintenir l'équilibre. Le temps assis se transforme en une légère activation musculaire. Cette assise dynamique offre l'avantage de faciliter les étirements et les exercices discrets. Rouler légèrement le bassin, étirer le dos, soulever les talons s'intègrent naturellement au fil de la journée, sans interrompre le travail.

 

Au travail, un bureau assis-debout est également une bonne option pour alterner facilement les positions au fil de la journée. Il réduit le temps statique total sans modifier les habitudes de travail. Certains modèles électriques mémorisent les hauteurs préférées afin de faciliter le réglage.

 

Mobilier actif et bureau assis-debout contre surpoids lié à la posture assise prolongée

 

Moins visible, mais tout aussi utile, le support d'écran réglable adapte la hauteur de l'écran à chaque position.

 

Le mobilier actif permet de rester en forme au bureau et évite les compensations posturales du cou ou des épaules qui s'accumulent tout au long de la journée.

 

Que ce soit chez soi ou au bureau, un environnement ergonomique, favorable au mouvement, permet de retrouver naturellement son équilibre.

 

Les approches modernes pour optimiser son métabolisme

 

Le message "Manger, bouger" du Ministère de la Santé est bien connu, mais la science va aujourd'hui bien plus loin en s'intéressant au fonctionnement du métabolisme, à l'appétit et à l'énergie.

 

Médicaments GLP-1 : une révolution dans la prise en charge de l'obésité ?

 

Les GLP-1 sont des hormones naturellement produites par l'intestin, impliquées dans la régulation de l'appétit et de la glycémie. Des traitements sont aujourd'hui utilisés dans certains cas d'obésité sévère et de diabète de type 2, sous prescription médicale stricte. Ils agissent sur la satiété, la réduction de l'appétit et la régulation du sucre sanguin.

 

Ces médicaments ont montré des résultats significatifs dans des essais cliniques encadrés et représentent une belle avancée pour certains profils de patients. Pour l'instant, ils ne constituent pas une solution universelle. Au début du mois de décembre 2025, l'OMS a publié des lignes directrices sur l'utilisation des analogues du GLP-1 dans le traitement de l'obésité. Plusieurs effets secondaires ont aussi été documentés par l'Organisation Mondiale de la Santé, tels que des diarrhées, des nausées, des vomissements et une constipation. De plus, leur arrêt s'accompagne souvent d'une reprise de poids en l'absence de changement d'habitudes alimentaires et de mode de vie.

 

Biohacking métabolique : optimiser son énergie au quotidien

 

Le biohacking métabolique regroupe un ensemble de pratiques visant à optimiser le fonctionnement du métabolisme par des ajustements du mode de vie :

 

  • Tracking de mouvement : les montres connectées donnent une visibilité sur son niveau de sédentarité. On peut y retrouver le temps passé assis, le nombre de pas quotidiens, la fréquence cardiaque au repos et d'autres indicateurs suivant le modèle d'appareil utilisé.
  • Flexibilité métabolique : c'est la capacité du corps à utiliser alternativement les glucides et les graisses comme source d'énergie. Elle se développe notamment par le jeûne intermittent et par un effort modéré et prolongé.
  • Gestion glycémique et chrono-nutrition : limiter les pics glycémiques post-repas repose sur des choix alimentaires pertinents et de courtes marches digestives. Il est possible de comprendre l'impact de chaque repas grâce aux capteurs de glycémie en continu, également appelés CGM.
  • Sommeil et rythme circadien : conserver des horaires stables de lever et de coucher stabilise les régulations hormonales. Une dette de sommeil perturbe l'hormone de satiété et augmente la faim.

 

Pourquoi ces approches ne remplacent pas le mouvement ?

 

Les GLP-1 agissent sur l'appétit et la glycémie, le biohacking sur le métabolisme, mais ils ne sont que des raccourcis, car ils ne peuvent pas compenser une vie profondément immobile.

 

Ils sont utiles, parfois puissants, mais aucun ne s'attaque à la racine du problème, la posture assise prolongée.

 

Combien bouger pour limiter les effets de la sédentarité ?

 

Selon les recommandations de l'OMS, un adulte en bonne santé doit faire un minimum de 150 à 300 minutes d'activité physique modérée par semaine. Cela représente environ 20 à 40 minutes par jour. Pour une activité intense, il est précisé que 75 à 150 minutes suffisent.

 

Au-delà du sport, les experts s'accordent sur plusieurs points pour lutter contre la sédentarité :

 

  • Ne pas passer plus de 60 minutes consécutives assis sans interruption
  • Rester au moins 2 heures debout par jour, réparties sur l'ensemble de la journée
  • Limiter le temps passé assis et allongé à moins de 8 heures par jour hors période de sommeil

 

FAQ : surpoids et sédentarité

 

La sédentarité fait-elle grossir ?

 

Le temps passé dans une position sédentaire est directement associé à la prise de poids, et ce, même chez des personnes avec une alimentation saine.

 

Peut-on être sportif et sédentaire ?

 

Une personne qui court 3 fois par semaine, mais reste assise 9 heures par jour au bureau est à la fois sportive et sédentaire. Les deux ne sont pas incompatibles. La sédentarité mesure le temps cumulé en position statique, indépendamment de la pratique sportive.

 

Combien d'heures assises par jour sont dangereuses ?

 

Les risques commencent à augmenter à partir de 6 heures assises par jour. Au-delà de 8 heures, le risque de mortalité cardiovasculaire grimpe significativement.

 

Comment éviter la prise de poids quand on travaille au bureau ?

 

Avoir des habitudes simples comme se lever toutes les 30 à 60 minutes, prendre les escaliers plutôt que l'ascenseur ou opter pour une assise dynamique permet de limiter la prise de poids au travail.

 

Quel lien entre télétravail et prise de poids ?

 

Le télétravail supprime certains mouvements du quotidien. Par exemple, les trajets à pied, les montées d'escaliers ou encore les allers-retours vers la cantine ou l'imprimante. Ces petits gestes remplissent pourtant une part non négligeable de la dépense énergétique journalière. Un déséquilibre est plus probable dans ces conditions.

 

Comment réduire la sédentarité au quotidien ?

 

Il faut réussir à intégrer des micro-mouvements réguliers, repenser son environnement, augmenter son N.E.A.T. et suivre son niveau de sédentarité grâce à une montre connectée.

 

Quel lien entre métabolisme et sédentarité ?

 

La sédentarité ralentit le métabolisme. Le corps produit moins d'énergie et stocke davantage les calories consommées.

 

Conclusion

 

La prise de poids liée à la sédentarité existe bel et bien et ne se résout pas par une seule séance de sport par semaine. C'est l'accumulation de petits mouvements tout au long de la journée qui fait la différence à long terme.

 

Rendre son quotidien plus actif, c'est avant tout repenser l'espace dans lequel on vit et on travaille grâce à du mobilier actif et à des habitudes qui fractionnent l'immobilité.