Télévision, smartphone, jeux vidéo, tablette, réseaux sociaux, les occasions de passer plusieurs heures devant les écrans ne manquent pas.
Selon les données de Santé publique France, reprises par le Ministère de la Santé, les enfants de 6 à 17 ans passent en moyenne 4 heures devant les écrans.
En dehors des dangers des contenus en ligne (violence, pédocriminalité, argent…), le problème vient aussi de la durée, de la fréquence et de la façon dont les écrans s’installent dans la vie des enfants.
Devenue un enjeu de santé publique, la surexposition aux écrans chez les jeunes fait l’objet d’une stratégie ambitieuse de l’État, qui vise à informer les familles des risques et à les accompagner pour adapter leurs usages.
Le rapport « Enfants et écrans. À la recherche du temps perdu », publié en 2024, à la demande du Président de la République, dresse un constat éloquent : l’usage des écrans chez les enfants est quotidien, de plus en plus précoce, d’une durée croissante et est marqué par les inégalités sociales.
Or, une surconsommation des écrans peut empiéter sur le développement de l’enfant, notamment sur le sommeil, les interactions sociales, le langage, la vue, l'activité physique…
Quels sont les risques pour la santé physique et psychologique de vos enfants ? Comment trouver un meilleur équilibre et limiter le temps d’écran à la maison ? Bloon répond à vos interrogations.
À partir de quand parle-t-on de surexposition aux écrans ?

Le calcul du temps d'écran au quotidien
Il est difficile de définir un seuil au-delà duquel la consommation d’écrans devient excessive.
Le site gouvernemental jeprotegemonenfant invite les familles à encadrer les usages, selon l’âge des enfants :
- Avant 3 ans : pas d’écran
- Entre 3 ans et 6 ans : 30 minutes maximum. Un usage exceptionnel et encadré d’un adulte est possible, mais doit se limiter à du contenu éducatif exclusivement.
- À partir de 6 ans : 1 heure à 1 h 30 par jour. Accompagner progressivement l’autonomie de l’enfant face aux écrans. Surveiller le contenu et la durée d’utilisation.
- À l’adolescence : 2 heures maximum. Réguler l’utilisation des écrans en instaurant des limites protectrices.
L’Institut des hautes études de l’éducation et de la formation (IH2EF) rappelle qu’il faut davantage protéger que contrôler son enfant face à la surconsommation des écrans.
Quels sont les signes de la dépendance et de l'addiction aux écrans ?

Les notions de dépendance et d’addiction aux écrans sont entrées dans le langage courant. Pourtant, il n’existe pas (encore ?) de diagnostic reconnu par la science.
Toutefois, plusieurs signes peuvent vous aider à reconnaître une dépendance aux écrans de votre enfant ou de votre adolescent :
Le Collectif Surexpositions Écrans cite parmi les symptômes de l’addiction aux écrans :
- Un repli sur soi, un manque d’interaction sociale et l’isolement progressif qui s’en suit
- Des demandes répétées d’accès aux écrans
- Des réactions violentes lors du retrait de l’écran
- Des troubles du sommeil et des difficultés d’endormissement
- Une perte d’intérêt pour d’autres activités
- Des difficultés de concentration à l’école
- Une baisse des résultats scolaires
- Des difficultés à faire ses devoirs
Si l’usage des écrans devient réellement problématique et qu’il perturbe le quotidien de la famille, un professionnel de santé peut vous aider à améliorer la situation.
Quelles sont les conséquences physiques et posturales de la surexposition aux écrans chez les enfants et les adolescents ?
Le vrai danger caché : l'immobilité et la sédentarité
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande 60 minutes d’activité physique modérée à intense par jour pour les enfants de 5 à 17 ans.
Seulement, entre les jeux vidéo, le smartphone, l’ordinateur et la télévision, le temps passé devant les écrans augmente et l’immobilisme avec, au détriment des jeux plus actifs. Les dernières estimations démontrent que 81 % des adolescents n’atteignent pas les recommandations de l’OMS.
Même en pratiquant une heure de sport quotidienne, les enfants passent de longues périodes statiques en position assise ou allongée.
Le problème de cette sédentarité accrue, c’est que les conditions physiques des enfants se dégradent au fil des décennies. La Fédération Française de Cardiologie constate qu’en 40 ans, les enfants ont perdu 25 % de leur capacité cardiovasculaire.
Troubles musculosquelettiques : quand le dos et la nuque trinquent
Rester longtemps devant un écran est souvent synonyme de mauvaise posture. Avachi dans un canapé devant la télévision, affalé dans un lit sur son smartphone, assis en position statique devant son écran d’ordinateur… l’adolescent cumule les tensions musculaires.
À la longue, des douleurs (cervicales, maux de tête…) peuvent apparaître, ainsi que des troubles musculosquelettiques (lombalgie, tendinite, syndrome du canal carpien…).
La surconsommation d’écran chez les jeunes entraîne un trouble postural dénommé le Tech-Neck. Il s’agit d’une cervicalgie provoquée par une posture statique prolongée :tête penchée vers l’avant et dos arrondi.

Fatigue visuelle, sécheresse oculaire et maux de tête
Si votre enfant ou votre adolescent reste trop longtemps sur son téléphone ou son ordinateur, il peut ressentir une fatigue visuelle qui se traduit par divers symptômes :
- Sécheresse oculaire
- Maux de tête
- Trouble de la vision
- Picotements des yeux
La lumière bleue émise par la plupart des terminaux est en partie responsable de la fatigue oculaire, mais le fait de fixer un même point et de maintenir son attention visuelle sont également en cause.

Rappelons que l’œil de l’enfant est en développement jusqu'à l’âge de 16 ans. Les chercheurs n’excluent pas une corrélation entre l’exposition croissante aux écrans et l’augmentation des cas de myopie.
D’où l’importance de la lumière naturelle et des jeux extérieurs pour la maturation de l’œil.
Manque de sommeil et dérèglement de l’endormissement

L’exposition prolongée à la lumière bleue des écrans, le défilement d’images rapides et de sons stimulent l’éveil et décale le pic de mélatonine, l’hormone du sommeil qui aide à réguler le cycle circadien.
De surcroît, sans régulation de la part des parents, les adolescents peuvent passer des heures à “scroller” sur leur smartphone sans même s’en rendre compte et s’endormir tardivement.
Rien d’étonnant donc à ce que l’Institut National de la Vigilance et du Sommeil fasse le lien entre le visionnage des écrans avant le coucher des enfants et le manque de sommeil. Une enquête de 2022 démontrait que les enfants qui passaient plus d’une heure sur les écrans entre 17 et 20 heures se couchaient plus tard.
Risque de surpoids et d’obésité

Lorsqu’un enfant passe beaucoup de temps sur écran, il a tendance à grignoter. L’inactivité physique, alliée à un déséquilibre alimentaire, augmente le risque de surpoids et d’obésité.
La dernière enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité Obépi-Roche (2020) révèle que 21 % des 8-17 ans sont en surpoids, dont 6 % en situation d’obésité. Chez les 2-7 ans, le surpoids et l’obésité sont en hausse.
L’Inserm a démontré que le manque d’activité physique et la sédentarité durant l’enfance étaient des facteurs déterminants du risque d’obésité.
Quel est l’impact des écrans sur le développement cognitif et psychologique ?
Un usage excessif des écrans réduit le temps consacré à d’autres activités (jouer, courir, interagir avec les autres…), pourtant essentielles au développement des plus jeunes enfants.
Ces interférences provoquées par les écrans, désormais désignées comme technoférences, peuvent avoir un impact préjudiciable sur les fonctions cognitives. Chez les plus petits, cela se traduit par des retards de langage, chez les plus grands, par des difficultés attentionnelles en classe. La surexposition aux écrans peut également nuire au développement moteur, aux compétences sociales, ainsi qu’à l’autorégulation émotionnelle des enfants.
D’après le Collectif Surexposition Écrans, 96 % des enseignants observent des retards de développement chez les enfants surexposés aux écrans.
Troubles cognitifs : baisse de l'attention et de la concentration
Les écrans proposent un contenu varié et divertissant qui stimule l’attention « exogène » ou automatique des enfants. Néanmoins, cette sursollicitation peut se faire au détriment de l’attention « endogène » ou volontaire, essentielle pour se concentrer à l’école et écouter en classe.
Une étude récente démontre une tendance au déficit d’attention chez les enfants les plus exposés aux écrans.
Retard potentiel dans l'acquisition du langage
Chez les tout-petits, les interactions avec les adultes sont essentielles pour l’acquisition du langage. Or, le temps passé devant les écrans réduit ces moments de partage avec l’entourage.
D’après une étude française, les enfants qui regardent la télévision avant l’école le matin présentent 3 fois plus de risques de présenter des troubles du langage. Le risque est multiplié par 6 si l’enfant discute peu des contenus des écrans avec ses parents.
Altération de la motricité globale et fine
Le développement moteur des enfants passe par les jeux multiples qui lui permettent de bouger, d’explorer et de manipuler. L’exposition précoce aux écrans peut interférer avec ces moments essentiels pour l’acquisition de la motricité globale et fine.
Risque de dépendance et d'isolement social
L’utilisation massive des écrans peut conduire à un isolement social et à un repli sur soi.
Certains adolescents s’immergent complètement dans des mondes virtuels à travers les jeux vidéo, au point de préférer cette vie imaginaire et leur avatar qu’ils s’y sont créé, plutôt que leur vie réelle.
Mauvais contrôle des humeurs et des émotions
Un enfant ou un adolescent surexposé aux écrans peut avoir plus de difficultés à réguler ses émotions.
Si l’usage des écrans réduit considérablement les interactions sociales, produit des troubles du sommeil et minimise l’activité physique, une irritabilité et des changements d’humeur peuvent également en découler.
Chez les plus jeunes, si l’écran est utilisé comme moyen de divertir ou de se calmer, il manquera les occasions d’apprendre par lui-même à s’occuper et à gérer ses émotions.
Prédispositions à la dépression

Le rapport gouvernemental alerte sur l’utilisation excessive des écrans, notamment des réseaux sociaux, et les risques qu’elle représente pour les adolescents vulnérables.
D’après une enquête de Santé Publique France (2024) sur la santé mentale des jeunes, la moitié d’entre eux déclarent des plaintes psychologiques (nervosité, irritabilité, déprime). La relation entre écrans et dépression est complexe à étudier, mais une utilisation excessive est un facteur qui fragilise davantage le bien-être psychologique des adolescents.
Syndrome EPEE et exposition précoce aux écrans
La surexposition aux écrans des très jeunes enfants provoque des troubles du neurodéveloppement. Le syndrome de l’EPEE (Exposition Précoce et Excessive aux Écrans) décrit ce phénomène, qui se caractérise par les symptômes suivants :
- Un retard du langage
- Un intérêt exclusif pour les écrans
- Des troubles relationnels
- Une forte agitation et des difficultés d’attention
Au-delà des effets sur la santé physique des enfants, la surconsommation des écrans s’avère être également néfaste pour la santé mentale des plus jeunes.
Comment gérer le temps d’écran en fonction de l’âge des enfants ?
Au vu des durées d’exposition aux écrans des enfants, il est important d’agir. Cependant, il peut être difficile pour les parents d’encadrer l’utilisation des écrans.
C’est pourquoi les pouvoirs publics, aidés de professionnels de santé, ont mis en place des actions de prévention et d’information sur les risques des excès et sensibilisent les familles sur les bonnes pratiques à adopter.
Comprendre et appliquer la règle des 3-6-9-12
Pour définir un temps d’écran par enfant, l’AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire) conseille de suivre une stratégie préconisée par des experts, qui se réfère à la capacité attentionnelle des enfants selon leur âge :
- De 3 à 6 ans : 20 minutes
- De 6 à 8 ans : 30 minutes
- De 8 à 10 ans : 45 minutes
- Après 10 ans : 1 heure
Le psychologue Serge Tisseron a mis en place la règle des 3-6-9-12 qui résume les préconisations des professionnels de la santé comme tel :
- Avant 3 ans : pas d’écran
- Avant 6 ans : pas de console de jeu personnelle
- À partir de 9 ans : découverte encadrée d'Internet et préparation progressive à l'autonomie numérique. Pas d’internet seul avant 12 ans.
- Après 12 ans : utilisation autonome mais prudente, avec des temps d'écran ciblés et des règles de partage.
Avant 3 ans : zéro écran

Les écrans sont à proscrire avant 3 ans. Les tout-petits ont besoin d’explorer leur espace afin de développer leurs capacités sensorielles et motrices.
De 3 à 6 ans : encadrer et limiter
L’usage des écrans des enfants de 3 à 6 ans doit s’effectuer dans un cadre structuré et toujours accompagné d’un adulte.
À cet âge, il est important de limiter le temps d’écran par enfant et d’encourager d’autres activités (jeux, interactions sociales, stimulation sensorielle…) pour favoriser leur développement.
De 6 à 9 ans : accompagner vers l'autonomie
De 6 à 9 ans, l’enfant peut se familiariser progressivement à l’utilisation des outils numériques, sans aller sur les réseaux sociaux et toujours accompagné de son parent. Écouter des podcasts ou de la musique, prendre des photos avec le smartphone, faire des recherches sur internet pour un exposé par exemple.
À partir de 12 ans : l'accès internet autonome, mais surveillé
Les adolescents sont friands des réseaux sociaux et des contenus en ligne. Toutefois, la loi du 7 juillet 2023 fixe la majorité numérique à 15 ans pour s’inscrire sur les plateformes.
Même après 15 ans, les risques sont nombreux : propos haineux, violence, pornographie, pédocriminalité, cyberharcèlement.
Le rôle des parents reste prédominant pour éduquer les enfants à un usage limité, sans risques, des écrans et pour accompagner leur navigation sur internet afin de les protéger.
Comment limiter l'impact des écrans à la maison ?
Adapter les équipements en fonction de l’âge de l’enfant

Les professionnels de santé conseillent d’adapter l’usage des écrans et le type de support à l’âge de l’enfant. Les grands principes de cette règle se résument par :
- Avant 3 ans : l’enfant ne tire aucun avantage à regarder les écrans. L’interaction sociale et les jeux actifs sont privilégiés pour développer les capacités motrices et linguistiques.
- Avant 6 ans : 30 minutes de télévision sont tolérées pour regarder un dessin animé, mais toujours accompagnées d’un parent. Les consoles de jeux individuelles sont à proscrire. À cet âge, les jeux manuels sont à privilégier pour développer la perception en trois dimensions. Avant 9 ans : 1 heure à 1 h 30 d’écran sont autorisées, si ce temps quotidien est toujours supervisé par un adulte.
- Avant 12 ans : 2 heures d’écran cumulées dans la journée sont tolérées, mais l’adolescent ne doit pas encore avoir accès aux réseaux sociaux.
Montrer l’exemple et agir en famille
Il est difficile de demander à un enfant de ne pas regarder la télévision ou à un adolescent de laisser son smartphone de côté si les parents passent eux-mêmes leur temps devant les écrans.
Adopter une approche ludique, moins restrictive, encourage l’enfant tout en le laissant acteur de son utilisation :
- Proposer des challenges pour limiter la durée d’utilisation des écrans
- Régler une alarme qui sonne pour signaler que le temps d’écran est terminé
- Mettre en place des rituels de connexion, par exemple, 1 soir par semaine sans son smartphone…
Communiquer avec votre enfant et adolescent
Informez votre enfant des méfaits d’un usage abusif des écrans et des effets de la sédentarité sur sa santé physique et mentale : troubles du sommeil, irritabilité, difficulté d’attention, fatigue visuelle… La pédagogie permet de renseigner sans interdire.
Appliquer la règle des "4 pas" (pas le matin, repas, chambre, soir)

Afin de protéger les enfants des écrans, la psychologue Sabine Duflo conseille d’appliquer la devise des « 4 pas » :
- Pas d’écran le matin avant d’aller à l’école
- Pas pendant les repas
- Pas dans la chambre
- Pas au moment du coucher
La littérature scientifique est suffisamment documentée pour démontrer l’intérêt de ces bonnes pratiques. En effet, les écrans dans la chambre de l’enfant ou au moment du coucher perturbent le cycle du sommeil.
Un enfant exposé aux écrans le matin présente plus de risques de difficultés d’attention à l’école.
La règle du 20-20-20 pour reposer les yeux et le corps
Focaliser son attention et sa vue sur un point précis provoque une fatigue visuelle et des tensions musculaires. C’est d’autant plus important de limiter le temps d’écran des plus jeunes, car l’œil de l’enfant est encore en formation et la lumière naturelle est essentielle à son bon développement.
Les professionnels de santé recommandent de faire des pauses régulièrement pour soulager la fatigue oculaire : toutes les 20 minutes, regarder à 20 mètres, pendant 20 secondes.
Proposer des alternatives aux écrans sur les temps libres

Proposer desactivités sans écrans permet à l’enfant de développer ses capacités sensorielles, motrices et linguistiques.
Jeux de société et de construction, activités manuelles, loisirs créatifs, sorties, cuisine, musique, promenade… Le temps libre des enfants est précieux, il doit être utilisé pour solliciter tous ses sens.
Remplacer la chaise classique par une assise dynamique

Bien qu’il soit nécessaire de limiter le temps passé devant les écrans, il n’est pas concevable de les proscrire totalement. À l’adolescence notamment, l’utilité d’un ordinateur pour faire les devoirs est fréquente.
Pour améliorer le bien-être de votre adolescent, mieux vaut donc adapter son poste de travail avec un mobilier ergonomique, qui minimise les tensions et la fatigue.
Encore mieux, remplacez sa chaise de bureau par un siège ballon. L’assise sur ballon redonne du mouvement durant le temps passé devant les écrans et limite les dégâts d’une position assise statique.
Ainsi, lors d’une session de jeux vidéo ou pendant qu’il travaille à son bureau, votre enfant conserve une assise dynamique.
L’instabilité du siège ballon nécessite des micromouvements permanents pour ajuster la position et maintenir l’équilibre. Le corps reste en mouvement, les muscles profonds se gainent, le dos se redresse et la posture globale s’améliore.
Conclusion
La digitalisation de notre société nécessite la mise en place de repères pour préserver la santé des enfants. Plutôt que de subir cette hyperconnexion, ils doivent en être protégés.
Outre les contenus inappropriés auxquels les plus jeunes peuvent être exposés, une surexposition aux écrans perturbe leur équilibre : trouble du sommeil, baisse des activités physiques, fatigue visuelle ou encore risque accru de surpoids.
Les parents jouent un rôle essentiel dans la maîtrise des usages des technologies numériques. Adapter l’exposition aux écrans selon l’âge des enfants, instaurer des moments sans écrans, conserver les interactions intrafamiliales, proposer des activités variées qui privilégient le mouvement, la réflexion, la manipulation… sont autant de bonnes habitudes qui contribuent à leur bien-être.
Les sièges ballon Bloon s’inscrivent dans cette logique de dynamiser le quotidien des enfants en répondant à leur besoin naturel de bouger, malgré l’utilisation d’écrans.
FAQ Surexposition aux écrans chez les enfants et les adolescents
Quel est le temps d'écran par âge ?
Les professionnels de santé conseillent davantage aux parents d’encadrer l’usage des écrans plus que de définir un seuil unique de durée à ne pas dépasser. Toutefois, les recommandations préconisent de ne laisser aucun écran à disposition avant 3 ans, une exposition exceptionnelle avant 6 ans et modérée par la suite.
Pourquoi pas d'écran avant 6 ans ?
L’exposition aux écrans est déconseillée avant 3 ans et tolérée pour des cas exceptionnels de 3 à 6 ans. Les tout-petits sont encore en phase de développement. Ils ont besoin d’interagir, de jouer, d’explorer et de bouger pour développer toutes leurs capacités.
Qu'est-ce que la règle des 3, 6, 9, 12 ?
La règle des 3-6-9-12 est un repère qui aide les parents à accompagner leurs enfants dans leurs usages des écrans selon leur âge. En résumé, les préconisations recommandent : aucun écran avant 3 ans, un usage exceptionnel et accompagné avant 6 ans, puis une utilisation autonome progressive par la suite, mais toujours encadrée.
Quels sont les impacts de l'écran sur les enfants ?
Les impacts physiques et psychologiques des écrans peuvent concerner différents aspects de la vie des enfants, tels que le sommeil, la vue, l’attention, les émotions, le langage, les capacités physiques… Ces effets ont conduit le gouvernement à faire de la surexposition aux écrans un enjeu de santé publique.
Puis-je utiliser les écrans pour calmer un enfant ?
Prendre l’habitude de calmer son enfant devant un écran est une fausse bonne idée. En plus des risques de dépendance que cela peut engendrer, cette méthode n’apprend pas à l’enfant à réguler ses émotions par lui-même.
Existe-t-il une dépendance aux écrans chez les tout-petits ?
Bien que « l’addiction aux écrans » ne soit pas reconnue par la science comme un diagnostic, certains signes peuvent laisser penser à une dépendance des enfants dès leur plus jeune âge comme la perte d’intérêt pour les autres activités, une demande fréquente de l’écran, une réaction violente en cas de retrait ou de refus de l’écran…
Les écrans ont-ils leur place dans l’éducation de nos enfants ?
Malgré les dangers de la surexposition aux écrans, les technologies numériques ne peuvent être totalement proscrites. Un usage encadré peut être bénéfique aux apprentissages des enfants.